Macron veut tuer le train

Cette semaine, le gouvernement français était tout fier d’annoncer le lancement d’une nouvelle mesure issue de la loi Macron : le développement du transport en autocar sur de longues distances. L’idée ? Les prix du train étant chers et peu accessibles aux plus démunis, des transports à bas coûts en autocar pourrait permettre aux « pauvres » de se déplacer. Tout ceci, comme en Amérique, modèle tant apprécié.

Cette mesure n’a pas de sens. Si les prix du train sont trop chers, la logique serait de subventionner davantage le chemin de fer afin de rendre accessible ce service à tous. Ou mieux, de favoriser l’augmentation des salaires. Mais non : on préfère que les plus pauvres continuent d’être sous-payés et prennent des sous-transport.

Le train est écologique, rapide, sûr (pas d’accidents), public et la France a le meilleur réseau d’Europe. La SNCF, et les régions françaises qui gèrent le TER, vont perdre avec la concurrence des autocars une partie importante de leurs usagers, donc de leurs recettes et ne pourront ni investir ni récupérer leurs investissements passés. Cette réforme ne va pas aider la population : l’état va donner donner de l’argent public à des transporteurs routiers privés, qui dès qu’ils auront tué le trafic ferroviaire, augmenteront leur prix au même tarif que le sont les prix du train actuellement, pour un service nettement inférieur.

Dans quelques années, on voyagera donc moins vite, moins confortables, plus dangereusement et aussi cher qu’aujourd’hui. Merci Monsieur le ministre !

Vive l’air pur

La Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) française envisage de rendre ses trains non fumeurs d’ici la fin de l’année 2005. Enfin ! On va pouvoir prendre le train et traverser tous les wagons en respirant – je ne parle même pas du calvaire des zones fumeurs et non-fumeurs à l’intérieur d’une même voiture. Ce temps est désormais révolu.

Les non-fumeurs commencent à être de plus en plus nombreux et à avoir droit à respirer de l’air pur. Personnellement, je n’ai rien contre les accrocs du tabac et les fans de la nicotine. Chacun sa passion : la boisson, le tabac, le chocolat… Mais comme dit l’adage, « la liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres ». Tout fumeur civilisé sait qu’en fumant dans les lieux publics, ou autour de personnes qui ne fument pas, il met non seulement en danger sa vie mais aussi celle des autres. Je salue donc l’initiative de la SNCF – qui suit l’exemple donné par certains de ses confrères européens – qui s’occupe de la santé de ses usagers. Maintenant, il ne reste plus qu’à faire des zones avec et sans téléphones portables !