Présidentielle 2017 : Benoît Hamon

Benoît Hamon a été élu de la primaire citoyenne (comprendre, socialiste) un peu par hasard, grâce à sa propsition sur le revenu universel, mais aussi certainement parce que les électeurs voulaient un retour à une politique de gauche au sein du Parti socialiste. Cette primaire s’est plutôt mal terminée pour le parti : elle a eu le chic de représenter au deuxième tour deux tendances qui étaient déjà présentes parmi les candidats déclarés : Benoît Hamon contre Manuel Valls, respectivement proches des programmes de Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Il faut noter que la primaire organisée par le Parti socaliste a eu lieu fin janvier 2017, quand la campagne présidentielle était déjà en route depuis longremps. Bref, malgré des accusations de fraude au premier tour, Benoît Hamon a été élu au second avec une avance confortable : près de 59% des voix.

Benoît Hamon a un premier handicap. Non seulement il est membre du Parti socaliste et il a été ministre sous la présidentielle de François Hollande, mais certaines de ses positions ne sont pas glorieuses. En septembre 2013, lors de la loi sur la consommation, dite loi Hamon, il s’oppose de toutes ses forces à une remise en question de la vente liée de logiciels, en contradiction avec la promesse de campagne de François Hollande. À la même période, il essaie de tout faire pour évincer Jean-Marc Ayrault du gouvernement dans l’espoir de changer de politique économique… c’est Manuel Valls qui récupère le siège de Premier ministre et menèra une politique encore plus libérale.

Tous les candidats à la primaire citoyenne s’étaient engagés avant le premier tour à soutenir le vainqueur de la primaire, cependant, François de Rugy puis Manuel Valls soutiennent Emmanuel Macron. Car Benoît Hamon, comme François Fillon, a du mal à rassembler son camp après la primaire. De nombreux parlementaires mais aussi des cadres du Parti socialiste ont rejoint tôt Emmanuel Macron. Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, Gérard Collomb, maire de Lyon, Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris, les secrétaires d’État Barbara Pompili et Thierry Braillard, l’ex secrétaire d’État Frédéric Cuvilier sont parmi les premiers rats à avoir quitté le navire. Il faut dire que Benoît Hamon a, à sa sortie du gouvernement en 2014, fait partie des « frondeurs », ces députés socialistes hostiles à la politique de Manuel Valls et Emmanuel Macron et qui a divisé le parti. Il remet aussi en cause, avec lucidité, le bilan du quinquennat de François Hollande. Cela passe dans son parti et il est devenu marginal au sein de l’appareil du Parti socialiste. Benoît Hamon a cependant réussi à avoir le soutien de Yannick Jadot, candidat d’Europe Écologie Les Verts qui s’est retiré à son profit.

Sur son programme il a été également incapable de rassembler. Benoît Hamon ne veut pas d’une politique libérale. Sa proposition de revenu universel d’existence, même s’il n’est finalement pas universel, a déplu à de nombreux cadres socialistes. Benoît Hamon est proche des idées de Jean-Luc Mélenchon et leurs programmes ont de nombreux points communs. Le vainqueur de la primaire a d’ailleurs indiqué que le cas échéant, il soutiendrait Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour de la présidentielle. Les deux hommes ont aussi passé un pacte de non-agression, évitant de se critiquer mutuellement. Tous les deux prônent la solidarité, veulent légaliser l’euthanasie, sortir progressivement de l’énergie nucléaire, veulent mettre plus de fonctionnaires, réduire le temps de travail, rendre l’impôt sur le revenu progressif. Des différences subsistent cependant. Outre le revenu universel, que Jean-Lic Mélenchon ne propose pas, Benoît Hamon veut maintenir la retraite à 62 ans (60 chez Mélenchon), et comme Emmanuel Macron, veut rester dans la Ve République, continuer l’intégration de la France dans l’Union Européenne et, étant atlantiste, rester dans le commandement intégré de l’OTAN.

Côté caractère, Benoît Hamon est posé, pédagogue. Cela fait vraiment du bien dans la campagne, mais cela ne suffit pas. Trahi de toutes parts, coincé dans le costume socialiste, voulant ménager tout le monde, n’arrivant pas à se démarquer vraiment, sa campagne patauge.

Présidentielle 2017 : Emmanuel Macron

Fils de médecins, élève brillant (lycée Henri IV, DEA de philosophie, Sciences Po, l’ENA), Emmanuel Macron a été inspecteur des finances puis banquier d’affaires chez Rotschild, ce dernier poste lui permettant de devenir multi-millionaire. En 2007, il est rapporteur général adjoint de la commission Attali sur la croissance voulue par Nicolas Sarkozy. Proche du parti socialiste, il soutient François Hollande lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 et est l’un des artians de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République (2012-2014) et s’occupe de la politique économique d’Hollande, ainsi il est à l’origine du pacte de responsabilité et de solidarité. Emmanuel Macron est ensuite ministre de l’Économie du gouvernement Valls (2014-2016), avant de claquer la porte pour « trahir » son camp et se déclarer candidat à la présidentielle sans passer par la case primaire.

Emmanuel Macron est par conséquent très largement responsable de la politique économique de François Hollande. Personne ne s’y trompe. La majorité des cadres de sa campagne sont membres ou ont été membres du Parti socialiste. Il a été rallié par les cadres et la majorité de l’aide droite du Parti socialiste, c’est à dire les « hollandais » et les « vallsistes ». François Hollande le soutient à demi-mot, Manuel Valls le soutient officiellement malgré son engagement initial de se rallier au vainqueur de la primaire socialiste, Benoît Hamon. Emmanuel Macron est probablement le fossoyeur du Parti socialiste, qu’il recréera sous un autre nom. Emmanuel Macron est aussi rallié par François Bayrou, qui y voit sans doute une opportunité pour retourner aux responsabilités. Ou encore Daniel Cohn-Bendit, depuis de nombreuses années pour une économie sociale-libérale. Ou François de Rugy, opportuniste ex-écologiste (il a voté pour la loi renseignement contre son parti en espérant un poste dans le gouvernement socialiste, puis s’est présenté à la primaire socialiste sans en respecter les règles). Ou Robert Hue, ancien communiste qui avait soutenu François Hollande en 2012. Ou Corinne Lepage, écologiste de centre-droit. Quelques élus des Républicains, comme Dominique Perben, Jean Tiberi et certains soutiens d’Alain Juppé, soutiennent également Emmanuel Macron, tout comme d’autres personnalités proches de la droite telles qu’Alain Minc, Jacques Attali ou Bernard Kouchner.

Emmanuel Macron est en fait l’illustration parfaite de la porosité des politiques économiques libérales menées par Sarkozy-Fillon (2007-2012) puis par Hollande-Valls (2012-2017). C’est vrai, Emmanuel Macron est plus modéré que François Fillon sur la destruction des acquis sociaux et des services publics : il propose par exemple de supprimer le RSI, de ne plus faire payer la taxe d’habitation aux plus pauvres, d’augmenter le minimum vieillesse. Toutefois, Emmanuel Macron veut diminuer le nombre de fonctionnaires (par leur non-remplacement), réformer l’ISF, supprimer les 35h, modifier le code du travail et négocier « plus près du terrain » les horaires effectifs et l’organisation du travail, diminuer les dépense de l’assurance maladie. Comme Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls, Emmanuel Macron parle de « réforme » et de « modernisation de l’économie », termes de novlagues pour qualifier une régression sociale. Peu favorable à une réforme de l’Union européenne, Emmanuel Macron est en fait le candidat libéral de la finance internationale, plus encore que François Fillon, ce dernier étant plus radical antisocialement mais un poil plus attaché aux traditions et à la souveraineté nationale. Tout ceci s’illustre par le soutient de Pierre Gattaz, patron du MEDEF, de nombreux milliardaires dont des proches de Sarkozy comme Bébéar (Axa), Arnaud (LVMH), Drahi (SFR), Bompart (FNAC-Darty), Bolloré (médias). Le site de campagne de Macron était initialement hébergé par le think thank libéral Institut Montaigne. D’une manière générale, on observe aussi que Macron est le chouchou des médias, ce qui est peu étonnant puisqu’il a dans ses soutiens, outre Bolloré (Itélé, Canal+, C8) et Bernard Arnaud (Le Parisien, les Échos), Pierre Bergé et Xavier Niel (Le Monde, L’Observateur, La Vie, Télérama), Yves de Kerdrel (Valeurs Actuelles). Certains soutiens possèderaient aussi des parts dans les instituts de sondage. Bref, Macron n’a pas vraiment de parti mais il n’est pas seul.

Emmanuel Macron rejoint également la politique sécuritaire et liberticide menée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Manuel Valls. Il prône ainsi une censure de l’Internet et demande que les acteurs privés de l’Internet « s’engagent à retirer de tels contenus sans délai » et veut que « les entreprises aient une obligation absolue de résultat sans pouvoir opposer [il ne sait] quelle impossibilité technique ou principe de liberté ou de neutralité ». Il s’est aussi positionné contre l’utilisation du chiffrement pour les particuliers. Atlantiste, Emmanuel Macron est le seul candidat qui soutient les traités TAFTA et CETA pour aller vers un marché commun avec l’Amérique du Nord. Enfin, Emmanuel Macron parle très peu d’écologie.

Bref, plus encore qu’un libéral à la Gerhard Schröder ou à la Tony Blair, Emmanuel Macron est un libéral à l’américaine, à la Bill Clinton, Jean Chrétien, Justin Trudeau : il est ouvert et moderne sur les questions de société (droits des minorités), veut laisser les entreprises privées contrôler l’économie et voit dans les frontières un obstacle inutile. Une autre facette importante de sa candidature est son côté franchement populiste. Un jour, il qualifie la colonisation de crime contre l’humanité et défend la procréation médicalement assistée, un autre que la colonisation a eu des aspects positifs et que les anti-mariage pour tous ont été humiliés. Son programme est peu détaillé, flou, va dans tous les sens. S’il parle beaucoup d’économie, certains thèmes tels que la géopolitique sont totalement absents de ses discours. Lors des débats et sur les plateaux de télévision, il fait de longues phrases marketing, sans fond et sans jamais prendre vraiment parti. Emmanuel Macron, c’est une drôle de synthèse : il a le populisme de Marine Le Pen, le volontarisme martial de Valls, les amis et la gestuelle de Sarkozy, le flou d’Hollande.

Les Républicains

Nicolas Sarkozy a une idée : renommer son parti Les Républicains. Probablement que ce sera rapidement validé par ses pairs. L’intérêt ? Faire oublier toutes les affaires que traine l’Union pour un mouvement populaire (UMP) comme un boulet, les problèmes des Balkany, Woerth, Dassault, Copé etc. Le truc avait déjà été utilisé lors de la création de l’UMP, pour faire oublier le vieux RPR : le nom rappelait trop aux électeurs la politique et les magouilles de Chirac et Pasqua. En plus de sembler nouveau, le nom Les Républicains sonne énormément américain, peu étonnant quand on connait l’atlantisme forcené de Sarkozy. Inutile de présenter le Republican Party de Reagan et de Bush père et fils. Bonne nouvelle : les réactionnaires se reconnaitront bien dans ce nouveau nom.

En chien de faïence, le gouvernement de Manuel Valls fait une politique de plus en plus libérale. Le symbole en est la loi Macron (en réalité : loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques). François Hollande, qui s’est dit l’ennemi de la finance lors de la campagne électorale de 2012, a en fait choisi un banquier au ministère de l’Économie. Finalement, la politique économique d’Hollande/Valls est très proche de celle de Sarkozy/Fillon. Le Parti socialiste n’a guère de socialiste plus que le nom. On pensera évidemment au Democratic Party américain ou au Labour Party anglais.

Bref, la politique française ressemble de plus en plus à la politique nord-américaine : deux grands partis, différents sur les questions sociétales mais très proches sur le reste… Seule originalité : un parti d’extrême-droite fort. Tout cela n’est guère ragoûtant !

Fascistes ou fâchés ?

Le résultat des élections européennes vient de tomber. Pour la première fois de la Ve République, un parti d’extrême-droite est en tête en France. Inquiétant ? Oui, mais pas surprenant.

Tout d’abord, le Front national (25,00 %, 24 sièges) a fait sa campagne électorale sur le rejet de l’Union européenne. Les eurosceptiques et les anti-UE sont nombreux en France et les raisons ne manquent pas : rejet du traité trans-atlantique, mépris du vote « non » au TCE de 2005, perte de souveraineté, attitude hautaine de l’Allemagne, manque de transparence de la Commission européenne… Certes, il y avait d’autres partis qui souhaitaient un changement d’orientation de stratégie de l’Europe. Mais le Front national était le plus direct : anti-Europe, anti-Euro, anti-Schengen. Son nom de liste : « Liste bleu marine. Oui à la France, non à Bruxelles ». Concis, efficace.

Bien entendu, le vote FN est aussi un vote raciste : anti-juif, anti-rom, anti-arabe et anti-musulman. Dans le discours du FN, le chomâge, les problèmes, c’est de la faute des immigrés. L’arrivée massive de Roms bulgares et roumains qui trainent dans les rues et les problèmes d’intégration des immigrés économiques n’aident pas la donne. En outre, la multiplication de femmes intégralement voilées, le malmenage de la laïcité et les revendications communautaires facilitent la progression de l’extrême-droite qui se positionne en rempart contre l’islamisation des terres chrétiennes.

La victoire du Front national, c’est aussi avant tout la faillite et le ras-le-bol de l‘UMP (20,30 %, 19 sièges) et du PS (14,70 %, 13 sièges). Le premier parti est englué dans son manque de propositions, ses affaires (Bygmalion, Takieddine, Balkany, Dassault…), son anti-gauchisme primaire et son combat des chefs. Le deuxième est embourbé dans sa gestion brouillonne du pays et l’augmentation de la pauvreté. Les personnalités des leaders François Hollande et Jean-François Copé ne font pas spécialement envie. Les gens ont cherché une troisième voix et ont pris celle qui crit le plus fort : Marine Le Pen. D’une certaine manière, c’est une transgression. Ce ras-le-bol se voit aussi par le taux d’abstention : 57,57 % des gens ne sont pas allés voter. De plus, les écologistes (8,95 %, 6 sièges – 2 fois moins qu’en 2009 !), sans ligne politique et présents dans le gouvernement Ayrault, ne sont plus vus comme une alternative aux grands partis.

Marine Le Pen a aussi des atouts. Sa stratégie de dédiabolisation fait qu’elle a un programme tellement flou que tout le monde peut s’y retrouver. De plus, elle fait du national-socialisme. Les électeurs de droite se retrouvent dans le côté nationaliste et les électeurs de gauche dans le volet défense des pauvres et des opprimés – elle siphonne ainsi l’électorat communiste dans le Nord et l’Est. Ainsi, selon un sondage Ipsos, les listes FN ont attiré 43 % des ouvriers contre 8 % pour celles du PS. C’est aussi la force du Front national : il est capable de séduire tout le spectre politique – c’était le but du Modem (9,93 %, 7 sièges) pour lequel cela n’a jamais très bien fonctionné. A contrario, les partis de gauche et d’extrême-gauche pouvant présenter une alternative au PS et à l‘UMPFront de gauche (6,61 %, 4 sièges), Nouvelle donne (2,90 %), Lutte ouvrière (1,17 %), Nouveau Parti anticapitaliste (0,40 %) etc. – ne peuvent séduire que les électeurs de leur camp. Idem avec les partis polarisés à droite. Marine Le Pen, elle, peut séduire tout le monde.

Ce résultat du Front National est historique. C’est aujourd’hui de facto le premier parti de France et les gens le plébiscitent. Il est particulièrement populaire auprès des exclus, des pauvres et des mal éduqués. Il joue sur les peurs, préfère les slogans au fond, avance sur les erreurs des autres. Il progresse et progressera encore, surtout qu’il n’a pas grand monde sur sa route.

En effet, les nouveaux partis ont du mal à percer. Le Front de gauche emmené par Jean-Luc Mélenchon (6,61 %, 4 sièges) et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan peinent à convaincre (3,92 %). Nouvelle Donne de Pierre Larrouturou, Bruno Gaccio et Patrick Pelloux est à 2,90 %. Nous Citoyens de Denis Payre est à 1,41 %. Lutte ouvrière et Alliance écologiste indépendante sont à peine au-dessus d’1 %, les autres formations font moins – dont le Nouveau Parti anticapitaliste ! – et sont invisibles.

Un an avec François Hollande

Cela fait un an que François Hollande a été élu président de la République. Un an que l’on voyait des larmes de joie place de la Bastille à Paris, des gens avec le slogan « le changement c’est maintenant » à la bouche. Depuis, l’enthousiasme s’est estompé, ce n’est pas le paradis escompté. Certes il y a un changement de style, le président est plus posé, plus responsable, plus respectueux. Cependant, il n’a pas l’air très dynamique, laissant craindre une gestion de pays à la manière dont il a géré le Parti socialiste pendant dix ans auparavant : mollement, sans objectifs et sans audace. La situation économique est morose : les délocalisations continuent, le chômage augmente.

Tout n’est pas noir. Certains sites, comme luipresident, énumèrent ses actions. La rémunération du Président de la République et des ministres a été baissée. Une banque publique d’investissement a été créée, le plafond du livret A et du livret de développement durable ont été agumentés pour les épargnants. Le retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont cotisé la totalité de leurs annuités a été mis en place. La circulaire dite « Guéant » sur les étudiants étrangers a été abrogée. Des zones de sécurité prioritaire ont été créées dans les endroits sensibles. Côté politique étrangère, on notera la reconnaissance de l’état palestinien et le retrait des troupes d’Afghanistan. Bien sûr, le droit au mariage et à l’adoption a été étendu aux couples de même sexe.

On ne voit pas cependant pas venir l’abrogation d’Hadopi, ni la suppression des tas de niches fiscales favorables aux plus riches, ni la défense des services publics, des droits des consommateurs, des logiciels libres ; pas non plus d’action en faveur du prix des loyers qui mine le pouvoir d’achat. Aucun projet de fermeture de centrale nucléaire de Fessenheim n’a été annoncé (il s’agirait plutôt de la prolonger). Pas grand chose contre la fraude fiscale. Beaucoup de lois sensées combattre la finance ont été vidées de leur substance.

Au bout d’un an, difficile donc de tirer des conclusions de la politique menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Tout n’est pas aussi mauvais que le « hollande-bashing » comme l’UMP et du FN le clament ; mais tout n’est pas si beau que laissait croire le programme du parti socialiste. Si on est heureux que le gouvernement ne paie plus des pages de publicités dans les journaux pour vanter son action, ni ne commande à tour de bras des sondages au frais du contribuable, on regrettera ses maladresses de communication (ministres qui se contredisent, actions méconnues du public etc.). Le nec plus ultra de la mauvaise communication ? Jean-Marc Ayrault qui annonce qu’on va privatiser davantage les entreprises publiques le jour même où Jean-Luc Mélenchon fait sa grande manifestation contre l’austérité et la politique du gouvernement.