DADVSI, a new threat to our freedom

Probably you have heard about the Digital Millennium Copyright Act (DMCA), in USA. In European Union is a DMCA-like directive called EUCD (the French version is called DADVSI), on the harmonisation of certain aspects of copyright and related rights in the information society.

Only Czech Republic, France and Spain have not implemented this Directive to date, but the French government wants now to implement it fast in the 22-23 December night. I tell you about this bill here because you can help EU citizens, and because this kind of bill will probably comes to your country one day.

Why do we fight the DADVSI bill ? An answer is on the http://eucd.info site : « Creating your own compilations from a CD, extracting your favourite piece of music to listen to it on your computer, transfering it on a MP3 player, lending a CD to a friend, reading a DVD with free software or duplicating it to be able to enjoy it at home and in your country house : many common practices, perfectly legal, which the French government plans to forbid in fact. The copyright and neighbouring rights in the information society bill (DADVSI) (n°1206) which the French government will try to force through in the coming weeks by using an emergency procedure, actually legitimates the technical devices installed by CD and DVD editors and producers to control their use. And above all, the bill plans criminal penalty against people who would dare to remove those. »

There is a petition, some big groups signed it, such as Mandriva or Sun Microsystem. Perhaps your organizations could sign it too, and all of you who want to fight against this kind of restrictions against citizen’s freedom, free software and free art. The petition is there (at the top it is for individuals, at the bottom for organisations).

DADVSI, nouvelle menace pour nos libertés

L’EUCD est une directive européenne sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information. Ce texte doit être adopté par les pays membres, il a déjà été adopté par tous les pays de l’Union sauf la France, l’Espagne et la République Tchèque. C’est maintenant la France qui est menacée.

Ici une brève explication tirée du site http://eucd.info qui centralise tout sur le sujet : « Graver ses propres compilations à partir d’un CD, extraire son morceau favori pour l’écouter sur son ordinateur, le transférer vers un baladeur MP3, prêter un CD à un ami, lire un DVD avec un logiciel libre ou bien le dupliquer pour en disposer à la fois chez soi et dans sa maison de campagne : autant de pratiques très répandues, et parfaitement légales, que le gouvernement français propose de proscrire de fait. Le projet de loi sur le Droit d’Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l’Information (DADVSI) (n°1206) que le gouvernement va tenter de passer en force dans les prochaines semaines via une procédure d’urgence [dans la nuit du 22 au 23 décembre], légitime en effet les dispositifs techniques de contrôle d’usage installés par les éditeurs et les producteurs sur les CD et les DVD. Et surtout, il prévoit des sanctions pénales pour qui s’aviserait de les faire sauter.»

Je vous invite à signer la pétition suivante et à en parler autour de vous. On notera que la pétition a déjà été signée par des collectifs importants, notamment OpenOffice.org francophone (qui édite la suite bureautique du même nom), Mozilla Europe (qui édite le navigateur Firefox), le parti politique Les Verts, l’association ATTAC, Mandriva (distribution GNU/Linux, Sun Microsystem (une grande entreprise américaine d’informatique).

Quand Linus Torvalds se trompe

En février 2002, Linus Torvalds (le créateur et le chef de projet du noyau Linux) commença a utiliser le gratuiciel BitKeeper pour gérer le développement du noyau. BitKeeper est un logiciel de gestion de versions (et de configuration) pour des codes sources, fait par BitMover. Son code source est fermé. Il existait des outils concurrents tels que CVS, GNU Arch ou Subversion, mais Torvalds choisit BitKeeper parce que c’était “le meilleur outil pour ce boulot”.

Alors que certains développeurs principaux adoptaient BitKeeper, d’autres développeurs clefs (dont Alan Cox) ont refusé de le faire, mettant en exergue la licence de Bitmover, et indiquant que le projet cédait du contrôle à un développeur propriétaire. La décision d’utiliser BitKeeper pour le développement du noyau Linux a soulevé beaucoup de protestations dans la communauté du logiciel libre. Pour diminuer ces problèmes, Bitmover ajouta des passerelles qui permettent une interaction limitée entre les serveurs BitKeeper de Linux (maintenus par Bitmover) et les développeurs utilisant CVS et Subversion. Même après cet ajout, des flamewars sont apparues occasionnellement sur la liste de diffusion du noyau Linux (LKML), souvent impliquant des développeurs clefs et le président de Bitmover Larry McVoy, lui-même développeur de Linux. Un groupe est même allé jusqu’à lancer une pétition contre l’utilisation de l’outil. Certains voulaient bannir Richard Stallman de LKML. Un avertissement concernant BitKeeper a été envoyé sur la liste de développement de Debian.

Le 5 avril 2005, BitMover a annoncé qu’il allait s’arrêter de fournir une version gratuite de BitKeeper à la communauté, pour cause de supposée rétro-ingénieurie effectuée par Andrew Tridgell, un développeur employé par OSDL. Quelques jours plus tard, Linus Torvalds a réagi très rapidement et a déclaré qu’il commençait à travailler sur une solution temporaire appelée Git. Cependant, ce problème aurait pu avoir stoppé le développement du noyau Linux pendant un certain temps. Et Linus avait été averti par de nombreuses personnes.

C’est une grande leçon pour la communauté du logiciel libre. C’est un beau revers pour les “personnes pragmatiques” qui accordent plus d’importance à la qualité technique qu’à la liberté et la communauté. S’il vous plaît, ne suivez pas un meneur charismatique sans vous demander s’il a raison ou pas, même si c’est un génie. S’il vous plaît, n’oubliez pas que les programmes non libres sont dangereux. Ne pensez pas que la philosophie du logiciel libre est juste quelque chose pour les intégristes, quand cette philosophie a créé vos logiciels et votre communauté. Si vous l’oubliez, vous allez à l’encontre de mauvaises surprises.

When Linus Torvalds goes wrong

In February of 2002, Linus Torvalds (the Linux kernel creator and project coordinator) started using the freeware BitKeeper to manage the mainline kernel. BitKeeper is a software tool for revision control (configuration management etc.) of computer source code, made by BitMover. It is a closed-source product. Some competing tools such as CVS, GNU Arch or Subversion were existing, but Torvalds chose BitKeeper because it was ‘the best tool for the job’.

While some core developers adopted BitKeeper, several key developers (including Alan Cox) refused to do so, citing the Bitmover licence, and voicing concern that the project was ceding some control to a proprietary developer. The decision to use BitKeeper for Linux kernel development raised a lot of protestations in the free software community. To mitigate these concerns, Bitmover added gateways which allowed limited interoperation between the Linux BitKeeper servers (maintained by Bitmover) and developers using CVS and Subversion. Even after this addition, flamewars occasionally broke out on the Linux kernel mailing list (LKML), often involving key kernel developers and Bitmover CEO Larry McVoy, who is also a Linux developer. A group went so far as to start a petition against the usage of the tool. Some wanted to ban Richard Stallman from the LKML. A warning regarding BitKeeper was sent on the Debian devel list.

On April 5th, 2005, BitMover announced that it would stop providing a version of BitKeeper free of charge to the community, the reason being alleged reverse-engineering efforts by Andrew Tridgell, a developer employed by OSDL. Some days later, Linus Torvalds reacted very fast saying that he began working on an interim solution called Git. But, this issue could have a really hard time stopping for the Linux kernel development. And Linus was warned by several people.

This is a big lesson for the free software community. This is a big ‘back-hand’ for ‘pragmatic people’ who value technical advantage above freedom and community. Please, don’t follow a charismatic leader without ask yourself if he/she’s right or not, even if he/she’s a genius. Please, don’t forget that non-free programs are dangerous. Don’t think that free software philosophy is something just for integrists, when this philosophy created your softwares and your community. If you forget it, you will encounter some bad surprises.

Malhonnête et ridicule

Fortinet est une entreprise américaine qui offre toute une gamme de produits de sécurité, tels que des parefeus ou des antivirus. Pour ses produits, Fortinet prétend utiliser le système d’exploitation “FortiOS”. Le projet gpl-violations.org, dirigé par Harald Welte, a découvert que “FortiOS” utilise le noyau Linux et de nombreux autres logiciels libres dont les règles d’utilisation sont définies par la licence publique générale (GPL) de GNU. Le problème est que Fortinet ne dit rien à propos de ces logiciels à ses clients et ne fournit pas le code source complet correspondant avec une copie de la licence associée. C’est une violation complète de la GNU GPL. Le pire est que Fortinet en est probablement conscient, puisqu’ils ont usé des techniques de chiffrement pour masquer cette utilisation…

Par conséquent, le projet gpl-violations.org a demandé à la justice une injonction préliminaire, interdisant à Fortinet de distribuer ses produits, tant qu’ils n’étaient pas en stricte conformité avec les conditions de la GNU GPL. La cour de justice de Munich lui a donné raison le 14 avril 2005. À ce moment, on pouvait penser que Fortinet aurait fait profil bas jusque l’on oublie leur ‘incompréhension’ de la GPL… Ce n’est pas cas.

Après cette injonction, Fortinet a produit un document pour ses revendeurs et ses intégrateurs afin d’expliquer son point de vue sur le problème. Ce document, en français, est vraiment amusant. Ce n’est pas à cause des fautes d’orthographe dans le document. La personne qui a écrit cela, probablement quelqu’un du service marketing de Fortinet, ne sait absolument rien du sujet qui est traité. Avec ce texte, on pourrait établir un texte de “fortunes” ! Quelques exemples:

  • “L’organisation « projet Open Source GPL » (GNU Général Public License) a révélé de supposées enfreintes par Fortinet (UK) Ltd à la politique GPL”.
  • “Le fondateur de ce projet GPL et développeur du noyau Linux Harald Welte”.
  • “L’équipe du GPL a pris la mauvaise habitude de poursuivre systématiquement les entreprises ayant le vent en poupe et en forte croissance, comme Fortinet”. Cette phrase est amusante, parce qu’on a l’impression que le document parle d’une compagnie gazière de pétrole liquéfié.

Somme toutes, ces mots ne veulent pas dire grand chose, il y a une grande confusion entre la licence, la communauté du logiciel libre, l’organisation gpl-violations.org et le projet GNU. Ce papier accuse aussi Monsieur Welte de racket, ce qui est insultant. Tout ce que Fortinet a gagné, c’est que tout le monde sait qu’ils sont malhonnêtes et ridicules.