Les ventes de disques snif

Il paraît que les ventes de disques ont baissé, comme tous les ans. J’ai déjà abordé très largement le sujet ici, voici donc quelques idées en bref :

  • On ne voit pas pourquoi ces ventes devraient augmenter;
  • La vente en ligne progresse, ce sont presque les mêmes acteurs;
  • La vente de DVD progresse, ce sont les mêmes acteurs;
  • De plus en plus de disques vendus sont protégés par des verrous numériques (DRM) donc non-fonctionnels;
  • Les disques sont beaucoup trop chers;
  • L’offre est pauvre et globalement c’est de la soupe, surtout les diffusions médiatiques;
  • L’industrie arnaque les consommateurs et rémunère les artistes très mal;
  • DADVSI a montré le mépris des majors pour leurs consommateurs (et la démocratie, au passage);
  • L’offre de musique libre de qualité (David TMX…) se développe.

Voilà, il y a encore plein d’autres raisons. Soit les majors s’adaptent, soit tant pis pour eux.

Petit clocher

Il y a exactement un an, j’écrivais que près d’un quart des Français se disent « sans religion » et que selon la même étude du CSA, 64,5% des personnes interrogées se disaient catholiques. Je me réjouissais de voir de nombreuses nouvelles personnes sortir des griffes de la religion. Cette année, rebelotte, un nouveau sondage sort sur le sujet et j’en suis ravi.

Selon un sondage du CSA paru pour Le Monde des Religions, il n’y aurait, au début de cette année 2007, que 51% des Français à se déclarer catholiques, alors qu’ils étaient 80% jusqu’au début des années 90 et 69% en 2000. Parmi eux, il n’y aurait que 10% de pratiquants réguliers (messes, fêtes religieuses, sacrements du baptême, du mariage, de la communion, amen.), soit 5% des Français. On estime par ailleurs qu’il y a actuellement 4% de musulmans, 3% de protestants et 1% de juifs, pratiquants ou non. Évidemment, les différentes âneries prononcées périodiquement par les deux grands gourous Karol Wojtyła et Joseph Ratzinger sont probablement pour quelque chose dans cette baisse rapide. Il faut dire aussi que la religion catholique est vraiment de moins en moins en phase avec le monde moderne.

Une autre nouvelle amusante arrivée en même temps concerne les ressources de l’Église catholique. On apprend qu’elles s’élevaient en 2003 à 446,5 millions d’euros, dont 42,1% provenaient du denier de l’Eglise (l’ancien « denier du culte »), 14,7% du casuel (offrandes faites à l’occasion de baptêmes, mariages et enterrements), 30% de la quête, et 13,2% des offrandes de messes (dons destinés à organiser des messes à une intention particulière). Même si c’est beaucoup moins qu’au temps de la dîme, je pense que peu importe son nombre de fidèles, le Pape est pas près de manquer d’essence pour ses jolies parures.

Dire que pendant des années, la France était le pays le plus fidèle au dictateur du Vatican. Voici enfin venu le temps de la liberté?

Béhenneffe

J’ai eu l’occasion de visiter de l’extérieur la Bibliothèque François Mitterand à Paris, composante principale de la Bibilothèque nationale de France (BnF) : la plus importante bibliothèque de France. Il s’agit de quatre grandes tours, disposées chacune à un coin de ce qui forme un carré; quand on est entre les tours, on a une vue imprenable sur la Seine, ses ponts, et Bercy situé sur l’autre rive. La BnF est pas mal, elle se voit de loin avec ses grandes tours, un jardin magnifique est en son centre. Sa taille est imposante, on est fier de tout ce savoir et toute cette belle culture française entreposée là.

C’est magnifique. Toutefois, les concepteurs ont oublié un truc majeur. La BnF, en plus d’être la plus importante bibliothèque française, est aussi là où est effectué le dépôt légal. Et il y a eu beaucoup de négligences en ce qui concerne la « sûreté » des données entreposées sur le site François Mitterand. Tout d’abord, mettre une bibliothèque à côté de la Seine, ce n’est pas très malin; le site est certes en hauteur, mais il aurait été préférable de le mettre à plusieurs kilomètres de la rivière plutôt que 100 mètres. Ensuite, mettre des informations précieuses dans des tours, ce n’est pas une très bonne idée (risques de crash accidentels d’avions, foudre, …). Pire, les tours sont entièrement vitrées, ce qui risque d’abîmer les documents, et donc des stores ont été déployé partout. Enfin, en 2005, la présence d’amiante a été relevée dans les collections.

Un joli site donc, qui est imposant, mais mal conçu. De plus, il n’est pas digne du XXIe siècle. Il a été imaginé comme une « Bibliothèque d’Alexandrie version 2.0 ». Pour plus de sûreté, il aurait fallu organiser les choses complétements différemment. Tout devrait être numérisé, et conservé à des endroits géographiquement éloignés (pour une sauvegarde) : mettons 4 sites, Paris, Lille, Marseille et Lyon. Les données numérisées devraient être stockées sous-terre, dans des zones solidement protégées contre toutes les catastrophes imaginables. Je critique, comme d’habitude, me direz-vous; mais quand même, ce serait dommage pour l’humanité de perdre trente millions de volumes, non?