Paillettes et Croisette

À cette période de l’année, on nous parle du festival de Cannes tous les jours au information. Un vrai battage-tapage médiatique. On attribue des prix à des stars du cinéma dans une ambiance mondaine. Quelques jours avant les résultats, tout le monde est en émoi : suspense! Il en va de même chaque année pour les Victoires de la Musique ou le Prix Goncourt. Tout le monde feint d’oublier que ce n’est là que des récompenses d’une industrie, où la sélection des candidats n’est jamais neutre, où le public vote surune sélection déjà établie. Les figures de proues de l’industrie, bien habillées, se réunissent pour manger des petits fours, marcher sur des tapis rouges sous les flashs de la presse « people » et décerner des prix à leurs amis, en faisant parfois semblant de faire découvrir de nouveaux talents. Il s’agit plus de commerce et d’argent que d’art.

Bon rapport qualité-prix pour le LOSC

La saison de Ligue 1 de football (anciennement appelée Division 1) vient de se terminer. Le grand vainqueur est l’Olympique lyonnais pour la 5e année consécutive, laissant la médaille d’argent aux Girondins de Bordeaux et celle de bronze au LOSC Lille Métropole. Bref, c’est du sport, c’est de la compétition, bravo aux vainqueurs. Cependant, on pourrait se demander si tout ce championat de foot n’est pas uniquement que du « sport fric », étant donné que l’équipe de Lyon a le plus gros budget de cette Ligue 1.

Effectivement, les plus gros budgets sont largement avantagés dans la compétition. Pourtant, tout est encore possible, et la qualité du jeu compte encore. Il existe au moins un village d’irréductibles gaulois flammands qui résiste au diktat de l’argent : Le LOSC, une fois de plus, a réussi à se classer dans les hauteurs du classement, en ayant un budget de 30 millions d’euros pour cette saison en cours (quand des équipes comme l’Olympique de Marseille ou le Paris-Saint-Germain en ont 70). C’est d’ailleurs sans doute cela qui a conduit cette équipe vers la coupe d’Europe une année de plus : ayant un faible budget, l’équipe ne compte aucune grande star du football, et donc doit développer un jeu collectif de qualité, sans se prendre trop au sérieux.

Bref, le LOSC, qui réalise un beau parcours depuis 1999, est en quelque sorte le grand vainqueur de ce championnat. De plus, on notera qu’en plus d’être pauvre c’était la seule équipe à ne pas avoir « son stade » puisqu’elle jouait pour la deuxième année consécutive au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq, stade déjà utilisé par l’Entente Sportive de Wasquehal (autrefois en D2) depuis 1997.

Pour conclure, une vrai morale digne de celles des grands contes : je dirais que dans le foot comme dans la vie, l’argent ca aide bien, mais ça ne fait pas tout.