États-Unis du tiers monde

Éruptions volcaniques, séismes, ouragans et raz-de-marée occasionnent souvent un désastre. Toutefois, l’ouragan Katrina fut vraiment spécial. Tout s’est déroulé comme si les États-Unis d’Amérique étaient un pays sous-développé. Retour sur cette catastrophe.

Selon le plan d’évacuation de la Louisiane, les habitants ont dû trouver leur propore moyen d’évacuer la ville, même si l’on savait que de nombreux Néo-orléanais n’avaient pas d’automobile. On dit aussi que de nombreux résidents, ayant survécu à des ouragans précédents, n’ont pas anticipé la catastrophe imminente et ont choisi d’affronter la tempête. Même en sachant cela, un rescencement de l’an 2000 a révélé que 27% des foyers de La Nouvelle-Orléans, environ 120 000 personnes, n’avaient pas de moyen de locomotion personnel. De plus, le taux de pauvreté de La Nouvelle-Orléans, à 38%, est des plus haut taux des États-Unis d’Amérique. Ces facteurs ont probablement fait que les gens n’étaient pas capable d’évacuer de leur propre chef. Par conséquent la majorité de ceux qui avaient été abandonnés dans la ville furent les pauvres, les personnes âgées et les malades. C’est une honte que le gouvernement états-unien n’ait pas organisé une évacuation avec l’armée ou la sécurité civile ! L’évacuation a été laissée aux habitants, comme s’ils prenaient part au programme de télé-réalité Koh-Lanta. Si vous êtes riche et en bonne santé, vous serez sauf ; sinon, l’Amérique ne s’occupera pas de vous, vous devrez mourir !

Le 28 août, alors que l’ouragan Katrina se transformait en une tempête de niveau 5 qui arrivait sur la côte, certains « refuges de dernière minute » ont été établis pour les citoyens qui ne pouvaient pas quitter la ville, incluant l’impressionant et désormais célèbre Superdome. Le 1er septembre, on dénombrait 60 000 personnes qui avaient rejoint le Superdome et y demeuraient dans les conditions particulièrement difficiles. L’air conditionné, l’électricité et l’eau courante ne marchaient plus, provoquant des conditions de vie difficile et des problèmes sanitaires. On y a reporté des meurtres, des bagarres, des vols. Le Superdome n’a été évacué que le 6 septembre.

Toutefois, l’anarchie totale n’était pas dans le Superdome, c’était pire dehors ! Rapidement après que l’ouragan soit parti le 30 août, des habitants de La Nouvelle-Orléans qui étaient restés dans la ville, incluant des officiers de police, ont commencé à dévaliser les magasins : médicaments, nourriture, choses pratiques, habits, bijoux etc. Plusieurs coups de feu ont été échangés entre la police et les Néo-orléanais. Des milliers de gardes nationaux et des troupes fédérales ont été mobilisées et envoyées en Louisiane. Quand j’ai vu dans les informations des gardes nationaux, des réfugiés, des hommes en arme, la misère, les voleurs, j’ai pensé que cela ressemblait à l’Irak. En fait, quand l’ouragan était en Louisiane et dans le Mississipi, la plupart des gardes nationaux de ces états étaient précisement en Irak. La Louisiane ressemblait à la fois à l’Amérique occidentale à l’époque des cowboys et un pays du tiers monde, mais… c’était les États-Unis d’Amérique, un pays moderne du 21ème siècle.

Dans tous les États-Unis d’Amérique, les gens ont été surpris par la puissance de Katrina. En parallèle, les États-Unis d’Amérique se sont attirées des citiques du monde entier pour n’avoir pas adopté le plus grand accord international sur la réduction des gaz à effet de serre, le protocole de Kyoto, qui a été accepté par presque tous les autres pays. Pourquoi oublier qu’un lien pourrait exister entre la pollution et une tempête de catégorie 5 ? Les États-Unis d’Amérique seuls sont responsables de 36,1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 1990, ce qui en fait le plus gros pollueur mondial. Les émisssions en Amérique ont continué de croître et elles sont actuellement 11% supérieure par rapport à 1990. Tous les chercheurs en problèmes environementaux décrivent que le réchauffement climatique est le résultat du renforcement de l’effet de serre causé principalement par l’augmentation du dioxide de carbone et autres gaz à effet de serre par cause de l’activité humaine. Ce réchauffement climatique provoque un changement de modèles de climat, par exemple, cela augmente la force des ouragans. Le peuple états-unien devrait penser à cela.

Tous les événements ont eu l’air de se dérouler sans aucun contrôle du gouvernement américain et de l’administration. Mais tout ce que Bush a fait était complètement hors de propos. Bush a dit que nous devions prier Dieu pour aider les victimes. Les États-Unis d’Amérique ont rechigné pendant plusieurs jours à accepter les dons et l’aide des pays étrangers autres que le Canada et le Royaume-Uni, alors même que la France et la Russie étaient parmi les premières nations à offrir de l’aide. Toutefois, cette politique a été annulée, et quand les informations sur les dégâts sont devenus plus graves, les États-Unis d’Amérique ont lentement commencé à accepter l’aide étrangère… une semaine après la catastrophe. Quand l’armée et les secours ont repris le contrôle de La Nouvelle-Orléans, Bush a posé des restrictions sur l’activité des médias pour cacher aux citoyens sont échec dans la gestion de la crise.

Par conséquent, avec Katrina nous avons vu un vrai grand désastre mais aussi un aspect de la société états-unienne et la manière dont l’administration Bush gouverne son pays. Je ne pourrais pas terminer cet article sans exprimer mes sincères condoléances aux 1080 victimes et leurs familles. J’espère que que l’ex-ville française de La Nouvelle-Orléans sera reconstruite rapidement et que nous aurons bientôt un joyeux mardi gras comme autrefois !

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